Effectuer des arbitrages simples

       Dans les confusions baissières, la Bourse semble anéantir sans discernement toutes les sociétés. Réellement, certains segments de la cote souffrent moins, et quelques valeurs arrivent à tirer leur épingle du jeu. Sans vous livrer à des démarches trop sanglantes sur votre portefeuille, il n’est jamais trop tard pour en corriger peu à peu l’exposition excessive aux bourrasques.
 
Dans ce sens, favorisez les valeurs dites « défensives » ou « refuges », particulièrement quand elles servent un dividende solide, par opposition aux sociétés cycliques  exposées au ralentissement de la conjoncture.
 
       Elargissez aussi votre horizon géographique : l’année dernière, des valeurs allemandes, cotées en euros et relativement simples d’accès, ou des fonds investis dans des pays émergents, vous auraient ainsi permis d’atténuer les déceptions des grandes valeurs françaises. En plus de ces deux types de diversification, vérifiez que votre portefeuille est en harmonie avec les grandes tendances : il  est d’avantage difficile de « jouer contre le marché » dans les périodes de tumultes.
 
Aujourd'hui, les grandes capitalisations sont avantagées pour leur liquidité et cela pousse à sacrifier  les petites et moyennes valeurs. Il faut en tenir compte. En définitive, à travers des certificats, des fonds spécialisés ou des titres de sociétés, vous pouvez consacrer 10% de votre portefeuille à des actifs liés à l’or, aux mines, au pétrole ou aux matières premières agricoles, où les prix sont guidés à la hausse. C’est un élément trop fréquemment négligé de la répartition des actifs financiers.