La hausse des taux d'intêrét ralenti la progession des actions française

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Des bénéfices obligataires en Europe à leur plus haut depuis trois ans et la détermination  de la Banque centrale de ne pas laisser partir le crédit vont peser de plus en plus sur les Bourses du Vieux continent. Seul le moteur des OPA continue de inciter les cibles potentielles.

 
 
 Tout au long des semaines, la puissante force de la croissance mondiale se certifie en dépit du retard américain et du marasme japonais. Au point où les investisseurs entreprennent maintenant à craindre la surchauffe des économies qui émergent qui se traduiraient  par un surcroît d'accroissement  en Europe et aux Etats-Unis. Les porteurs d’emprunts d’Etat espèrent alors une rémunération  plus élevée de leur épargne et les taux d’intérêt remontent.
 
En effet, la productivité de l’OAT dix ans  est revenue à plus de 4,4%, au plus haut depuis trois ans, et le trente ans américain a de nouveau atteint la barre des 5% pour la première fois depuis août 2006. Conséquence boursière : cette semaine-là, les valeurs bancaires ont fait baisser l’indice CAC 40, avec des reflux compris entre 2 et 3%.
 
Attention néanmoins à un effet d’optique lié aux détachements de dividendes, BNP Paribas et Dexia ont versé le 24 mai un coupon de 3,10 euros et 0,81 euro par action, Crédit Agricole a fait de même pour 1,15 euro le 29 mai. Plus distinctives sont les  baisses des actions Vinci (-4,9% en cinq séances) et Peugeot SA (-3,8%), sanctionnées par un gonflement de spéculation. Parmi les hausses les plus distinctives, on retrouve le titre Renault (+3,1%), avec un  nouveau record en séance à 107,80 euros, du fait de la confiance affichée par son président, Carlos Ghosn, dans les vues de Nissan pour l’année en cours. L’action EDF (+3,3%) inscrit elle aussi un plus-haut historique, portée par la perspective d’une nouvelle tranche du capital proposée au public.

 

 

 

 
L'immobilier a surveiller
 
Ce sont néanmoins les chiffres de l’immobilier américain qui surprennent, car par leur amplitude des pays européens à l’exemple de l’Espagne, l’Irlande, l’Italie, la Grece et le Portugal- où la grande majorité (plus de 70%) des propriétaires ont des dettes à taux variable, à l'inverse d’autres pays comme la France ou l’ Allemagne (moins de 30%).

 

 

Encore des OPA
 
Cependant le principal réacteur des Bourses occidentales reste la vague sans précurseur d'achats qui déferle sur l’Amérique et L’Europe. Une bataille boursière pourrait voir le jour autour du producteur canadien d’aluminium Alcan, qui avait avalé Pechiney en 2003, tandis que BHP Billiton et Rio Tinto paraissent examiner le dossier de près pour empêcher les désirs de conquête d’Alcoa.
 
 Une autre rixe est, bien engagée entre Barclays qui se voit contrecarré dans son projet d’OPA sur ABN Amro par une surenchère de Royal Bank of Scotland, associé à Fortis et Santander, lesquels proposent 71,1 milliards d’euros. Autres opérations en cours également : le spécialiste du foncier Archstone-Smith Trust se fait avaler par Tishman Speyer Properties et Lehman Brothers pour 22,2 milliards pour l’opérateur nordique OMX et Coca-cola rachète pour 4,1 milliards de dollars le spécialistes des boissons vitaminées Glaceau.
 
 Seulement François Chevalier, chez VP finance, augure une raréfaction des « LBO » initiés par les fonds d’investissement, alors que le « rendement » des actions américaines (inverse de PER à 15,5 pour 2007) est tombé au niveau où les fonds empruntent sur le marché du crédit (à 6,49%)