Une étude réalisée par Sofinco met en lumière la corrélation existant entre le cycle de la croissance des « crédits conso » et des prêts à l’habitat au cours des dix dernières années
Oui, le crédit immobilier est capable de rimer avec le crédit à la consommation. Désirant battre en brèche l’idée reçue selon laquelle ces deux types de prêts sont contraires, Sofinco remarque dans une étude récente que l’investissement immobilier a fréquemment l’occasion pour les ménages d’avoir recours à un prêt à la consommation. Ne serait-ce que pour financer la réalisation de travaux occasionnés par l’achat d’un logement par exemple.
« Selon l’observatoire de l’endettement des ménages, plus d’un ménage sur deux remboursait en 2006 un crédit : prêt à la consommation (32,6%) et/ou un crédit immobilier (30,2%) », interpelle la filiale du crédit Agricole, ajoutant : « Parmi les ménages qui remboursent un crédit immobilier, 4 sur 10 ont également un crédit à la consommation en cours. » Sur les dix années antérieures, le rapport présente une relation assez nette du cycle de croissance des prêts à l’habitat et à la consommation. A la différence près que, depuis 2004, les crédits immobiliers notent un taux de croissance à deux chiffres tandis que le « crédit conso » augmente, quelle que soit l’année, de 5%… Ce constat vaut à la fois pour la France et Pour les autres pays européens, l’étude de Sofinco portant sur 24 pays du vieux continent.
D'autre part « les pays dans lesquels le marché du crédit à la consommation est énergique sont aussi ceux dans lesquels le marché du crédit immobilier est également robuste », poursuit l’étude. Pour n’en citer qu ‘un : l’Espagne, qui entre en août 2006 et août 2007 a connu une croissance de ses encours de prit à la consommation et à l’habitat de 14% et 17% respectivement, la Grèce (+24%, +23%) ou encore les pays d’Europe centrale, la Slovénie (+19%,+40%)
ECONOMIES D’ENERGIE
L’investissement immobilier stimule le marché du « crédit conso » pour de nombreuses raisons, continu l’étude. En plus du financement de travaux classiques, Sofinco relève l'enthousiasme croissant des Français pour les travaux d’économies d’énergie, résultante des incitations fiscales récentes en ce domaine. Les déménagements sont aussi l'opportunité d’acquérir des biens d’équipement supplémentaires (électroménager, meubles…) et de enrôler, à cette fin, un crédit à la consommation.
Dernier exemple, l’achat d’un logement et l’aménagement qui s’ensuit peuvent aussi être la source de dépenses imprévues et provoquer un besoin important de trésorerie que viendrai combler un prêt à la consommation. Au risque de voir grimper son taux d’endettement. |